Le salaire universel.
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Le salaire universel.
Selon Bernard Friot, économiste et professeur de sociologie à l'université Paris X, le salaire universel est "un salaire payé par les employeurs et non pas une allocation versée par l’État. Ce salaire est universel ; non seulement il est distribué à tous, mais il représente toute la valeur ajoutée car il finance aussi l’investissement. L’universalisation du salaire est dans le droit fil
de sa socialisation."
Le salaire universel est différent de l'allocation universelle (aussi appelé "revenu d'existence", qui prévoit le versement, par l'état, à vie, d'un revenu complémentaire pour satisfaire des besoins primaires). "Le salaire doit devenir inaliénable de la fin de la scolarité à la mort : un pré-salaire forfaitaire égal au SMIC, devenu prestation sociale de base, jusqu’au premier emploi, puis un salaire à la qualification, sans perte entre deux emplois, jusqu’au dernier emploi, continué dans un post-salaire jusqu’à la mort avec une éventuelle décote (comme aujourd’hui)."
Autrement dit, il faut créer un salaire égal au SMIC pour les étudiants qui finissent leurs études, puis mettre en place un salaire fixe, en fonction des qualifications (on peut imaginer 1500€ pour un niveau bac, 1800€ pour un bac+3, 2500 € pour un bac+5, etc.), qui ne pourra pas varier négativement le long de la carrière professionnelle (il pourra augmenter, mais ne pourra pas baisser). Enfin, une retraite au prorata du salaire gagné.
Entre deux emplois (en période de chômage par exemple), la salaire continu d'être versé au bénéficiaire.
"Distribuer un salaire universel aux personnes a comme fondement et comme objectif l’affirmation d’une plus grande place pour le travail : il s’agit de promouvoir le travail d’une façon positive. Loin d’être désincitatif au travail, le salaire universel [aurait] au contraire un effet dynamisant sur l’activité économique et la création d’emplois."
"La libération des capacités créatrices des personnes, base de toute dynamique économique et sociale, est à la mesure de l’importance et de l’inconditionnalité de la distribution monétaire dont elles bénéficient.
Les pays qui connaissent les formes les plus avancées d’émancipation du travail sont ceux qui valorisent celui-ci par une forte affectation de la monnaie en circulation aux besoins de la population, et cela selon des modes éloignés de la marchandisation de la force de travail : salaires directs et prestations sociales distribués selon des barèmes relevant de la délibération collective, consommations gratuites dans des services publics soumis à régulation démocratique. [Nous] sommes convaincus de l’enjeu qu’il y a aujourd’hui à savoir « saisir au passage » la « marée montante » d’une plus grande valorisation du travail par une encore plus grande et plus inconditionnelle distribution monétaire."
de sa socialisation."
Le salaire universel est différent de l'allocation universelle (aussi appelé "revenu d'existence", qui prévoit le versement, par l'état, à vie, d'un revenu complémentaire pour satisfaire des besoins primaires). "Le salaire doit devenir inaliénable de la fin de la scolarité à la mort : un pré-salaire forfaitaire égal au SMIC, devenu prestation sociale de base, jusqu’au premier emploi, puis un salaire à la qualification, sans perte entre deux emplois, jusqu’au dernier emploi, continué dans un post-salaire jusqu’à la mort avec une éventuelle décote (comme aujourd’hui)."
Autrement dit, il faut créer un salaire égal au SMIC pour les étudiants qui finissent leurs études, puis mettre en place un salaire fixe, en fonction des qualifications (on peut imaginer 1500€ pour un niveau bac, 1800€ pour un bac+3, 2500 € pour un bac+5, etc.), qui ne pourra pas varier négativement le long de la carrière professionnelle (il pourra augmenter, mais ne pourra pas baisser). Enfin, une retraite au prorata du salaire gagné.
Entre deux emplois (en période de chômage par exemple), la salaire continu d'être versé au bénéficiaire.
"Distribuer un salaire universel aux personnes a comme fondement et comme objectif l’affirmation d’une plus grande place pour le travail : il s’agit de promouvoir le travail d’une façon positive. Loin d’être désincitatif au travail, le salaire universel [aurait] au contraire un effet dynamisant sur l’activité économique et la création d’emplois."
"La libération des capacités créatrices des personnes, base de toute dynamique économique et sociale, est à la mesure de l’importance et de l’inconditionnalité de la distribution monétaire dont elles bénéficient.
Les pays qui connaissent les formes les plus avancées d’émancipation du travail sont ceux qui valorisent celui-ci par une forte affectation de la monnaie en circulation aux besoins de la population, et cela selon des modes éloignés de la marchandisation de la force de travail : salaires directs et prestations sociales distribués selon des barèmes relevant de la délibération collective, consommations gratuites dans des services publics soumis à régulation démocratique. [Nous] sommes convaincus de l’enjeu qu’il y a aujourd’hui à savoir « saisir au passage » la « marée montante » d’une plus grande valorisation du travail par une encore plus grande et plus inconditionnelle distribution monétaire."

lilnono- Nombre de messages: 671
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Re: Le salaire universel.
Je pense que le principe premier est que quiconque naît est considéré comme ayant sa place dans la cité. A ce titre il doit recevoir de quoi subsister. ( revenu minimum d'existence + salaire de base dès le début des études)
En retour, bénéficier de l'aide de la cité oblige à participer à la création de biens ou de services : étudier c'est déjà, potentiellement se former en vue de participer, donc salaire ...
Quand un emploi n'est plus utile, c'est à la cité de procurer un autre emploi et de pourvoir au salaire correspondant.
L'inégalité des salaires peut se concevoir, ne serait-ce que pour compenser la pénibilité, la spécialisation ...
C'est un excellent sujet d'anticipation qui démarre à l'opposé, je pense, de ce que nous préparent la mondialisation et la domination des entreprises multinationales... Mais ce n'est pas sûr ?
Vaste sujet qui touche à beaucoup de paramètres avec en arrière fond l'échec des communismes passés.
En retour, bénéficier de l'aide de la cité oblige à participer à la création de biens ou de services : étudier c'est déjà, potentiellement se former en vue de participer, donc salaire ...
Quand un emploi n'est plus utile, c'est à la cité de procurer un autre emploi et de pourvoir au salaire correspondant.
L'inégalité des salaires peut se concevoir, ne serait-ce que pour compenser la pénibilité, la spécialisation ...
C'est un excellent sujet d'anticipation qui démarre à l'opposé, je pense, de ce que nous préparent la mondialisation et la domination des entreprises multinationales... Mais ce n'est pas sûr ?
Vaste sujet qui touche à beaucoup de paramètres avec en arrière fond l'échec des communismes passés.

landord- Nombre de messages: 1367
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Date d'inscription: 10/10/2009
Re: Le salaire universel.
[/i][i]Les pays qui connaissent les formes les plus avancées d’émancipation du travail sont ceux qui valorisent celui-ci par une forte affectation de la monnaie en circulation aux besoins de la population, et cela selon des modes éloignés de la marchandisation de la force de travail : salaires directs et prestations sociales distribués selon des barèmes relevant de la délibération collective, consommations gratuites dans des services publics soumis à régulation démocratique. [Nous] sommes convaincus de l’enjeu qu’il y a aujourd’hui à savoir « saisir au passage » la « marée montante » d’une plus grande valorisation du travail par une encore plus grande et plus inconditionnelle distribution monétaire."
Ce sujet concernant le salaire universel , et pourquoi pas toutes les formes de salaires, ne peut s'éclairer sans les notions de richesses,de travail, de distribution, de monnaie, etc.
plus grande valorisation du travail par une encore plus grande et plus inconditionnelle distribution monétaire."
La pseudo nouvelle que je cite ( base de mes réflexions) a bien essayé de suggérer des moyens d'évaluation poiur apprécier la consommation, la production, la distribution et l'équilibre monétaire.
Mais qui pourrait prendre en compte ces paramètres et les aborder dans la relation qui les rend inséparables les uns des autres.
Y a-t-il un économiste dans la salle ?

landord- Nombre de messages: 1367
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Date d'inscription: 10/10/2009
Re: Le salaire universel.
lanlord a écrit:Je pense que le principe premier est que quiconque naît est considéré
comme ayant sa place dans la cité. A ce titre il doit recevoir de quoi
subsister. ( revenu minimum d'existence + salaire de base dès le début
des études)
Personnellement, je suis plutôt réservé sur le revenu d'existence (même si l'idée est louable). Mais le salaire universel, tel qu'il est énoncé par M. Friot, permettrait d'inscrire le travail dans le long terme, dans un projet battit pour les jeunes et par les jeunes.
lanlord a écrit:étudier c'est déjà, potentiellement se former en vue de participer, donc salaire ...
Là, je ne suis pas d'accord. Recevoir de l'argent pour étudier c'est, selon moi, dans le sens contraire de ce qu'il faudrait. On étudie pour gagner un salaire précis. C'est une perspective d'avenir. Si l'on était déjà payé lors de nos études (même avec un salaire faible) cela serait contre-productif. Car même si c'est de l'investissement à long terme, les étudiants ne produisent rien en tant que tel. Aucune richesse.
Pour que les étudiants puissent être payés, il faudrait généraliser l'apprentissage et resserrer les liens entre université et entreprises, afin que les étudiants travaillent sur du concret et réalisent des projets qui apporteront autant aux élèves et aux entrepreneurs.
lanlord a écrit:Y a-t-il un économiste dans la salle ?
Malheureusement, mes notions d'économies sont assez faibles. Je ne pourrais pas rentrer dans les détails pour savoir si oui ou non le projet est viable. Certains disent que oui. Mais sur le principe, l'idée du salaire universel me plait. Cela ne reste quand même qu'une uthopie !

lilnono- Nombre de messages: 671
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Date d'inscription: 19/08/2009
Re: Le salaire universel.
En me référant toujours à "mon" utopie, je conçois que les études permettent un salaire :
Déjà , chez les petits, la stimulation avec bons points/images ou monnaie fictive fonctionne à merveille.
Bien sûr on peut regretter l'intéressement opposé au dévouement, mais le dévouement apparemment désintéressé, n'a-t-il pas des compensations " intéressées" ?
En période de chômage, les multiples formations proposées débouchent sur des salaires ou indemnités.
Il se peut que la société ait besoin d'une grande mobilité et d'une grande variété de " compétences" .C'est l'intérêt de la société de susciter des formations variées qui conduisent à des certificats d'aptitude à de multiples tâches.
Pour un ouvrier qui perd momentanément son emploi, la formation immédiate, volontaire, distribuée sans déplacements trop grands, rétribuée, deviendrait automatique et compenserait le désarroi du changement permanent, ou de la solitude due à la perte d'emploi/salaire.
A la limite un ouvrier qui multiplierait les formations parce qu' on ne lui trouverait pas de place deviendrait un hyper spécialiste... et un enseignant ...
(Le nom de la ville de Lyon viendrait de lug . Cet homme, Lug, se présenta dans la cité gauloise et demanda un emploi. Il savait tout faire mais à chacune de ses propositions, on se disait déjà pourvu en artisans. Cependant sa grande compétence le fit élever au rang de héros qui donna le nom de la ville: lugdunum. ( J'ai lu ça
)
Dans mon utopie, les études permanentes, sanctionnées par des centres d'examens permanents et informatisés, élèvent les études au rang de vedettariat, comme on le fait ici avec les coureurs cyclistes, les artistes...
Dans une société où la robotisation prendra l'essentiel des tâches à réaliser, il se pourrait que les études soient valeurs principales... et moyens de gagner de quoi se réaliser en bien-être.
D'ailleurs produire des sources de bien-être ( santé, plaisir,rencontres...) c'est aussi une source de richesses, donc de pouvoir d'achat.
Nous sommes en utopie, n'est-ce pas !
Déjà , chez les petits, la stimulation avec bons points/images ou monnaie fictive fonctionne à merveille.
Bien sûr on peut regretter l'intéressement opposé au dévouement, mais le dévouement apparemment désintéressé, n'a-t-il pas des compensations " intéressées" ?
En période de chômage, les multiples formations proposées débouchent sur des salaires ou indemnités.
Il se peut que la société ait besoin d'une grande mobilité et d'une grande variété de " compétences" .C'est l'intérêt de la société de susciter des formations variées qui conduisent à des certificats d'aptitude à de multiples tâches.
Pour un ouvrier qui perd momentanément son emploi, la formation immédiate, volontaire, distribuée sans déplacements trop grands, rétribuée, deviendrait automatique et compenserait le désarroi du changement permanent, ou de la solitude due à la perte d'emploi/salaire.
A la limite un ouvrier qui multiplierait les formations parce qu' on ne lui trouverait pas de place deviendrait un hyper spécialiste... et un enseignant ...
(Le nom de la ville de Lyon viendrait de lug . Cet homme, Lug, se présenta dans la cité gauloise et demanda un emploi. Il savait tout faire mais à chacune de ses propositions, on se disait déjà pourvu en artisans. Cependant sa grande compétence le fit élever au rang de héros qui donna le nom de la ville: lugdunum. ( J'ai lu ça
Dans mon utopie, les études permanentes, sanctionnées par des centres d'examens permanents et informatisés, élèvent les études au rang de vedettariat, comme on le fait ici avec les coureurs cyclistes, les artistes...
Dans une société où la robotisation prendra l'essentiel des tâches à réaliser, il se pourrait que les études soient valeurs principales... et moyens de gagner de quoi se réaliser en bien-être.
D'ailleurs produire des sources de bien-être ( santé, plaisir,rencontres...) c'est aussi une source de richesses, donc de pouvoir d'achat.
Nous sommes en utopie, n'est-ce pas !

landord- Nombre de messages: 1367
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Date d'inscription: 10/10/2009
Re: Le salaire universel.

Poncho- Nombre de messages: 1783
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Date d'inscription: 29/04/2010
Re: Le salaire universel.
Poncho a écrit:...mais que vont devenir les amoureux de l'école buissonnière, les réfractaires à la lecture, les allergiques au savoir, les rêveurs...?
...Oui ! Que deviens-je ?
_________________
"Un cadavre, c'est le résidu-témoin de l'inconscience"
Sri Aurobindo.

grumpythedwarf- Nombre de messages: 8103
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Date d'inscription: 31/07/2009
Re: Le salaire universel.
lanlord a écrit:chez les petits, la stimulation avec bons points/images ou monnaie fictive fonctionne à merveille.
Je ne trouve pas ton exemple pertinant puisque, justement, les bons points sont gagnés au mérite. Alors on peut imaginer, dans une utopie, que les étudiants soient rémunérés au mérite. Cela pourrait être un bon moyen de motivation pour les "amoureux de l'école buissonnière, les réfractaires à la lecture, les allergiques au savoir, les rêveurs..."
Oui ! Que deviens-je ?
Dans l'uthopie que propose lanlord, les artistes auraient un place importante. Certes ils auraient un salaire moins important que les étudiants acharnés (quoique ? le talent s'acquiert par la technique, qui s'acquiert par les études) mais ils jouiraient en priorité de l'argent des autres. C'est la société du loisir en quelques sortes, l'essentiel du travail étant laissé aux machines.

lilnono- Nombre de messages: 671
Localisation: Far far away !
Humeur: bloody hell ...
Date d'inscription: 19/08/2009
Re: Le salaire universel.
Ben ce n'est pas juste ! les artistes au talent inné vont toucher moins que les autres ! je m'insurge !


Poncho- Nombre de messages: 1783
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Date d'inscription: 29/04/2010
Re: Le salaire universel.
L'utopie proposée sur le site que je soutiens n'est pas très élaborée, elle n'est qu'un support à discussion et comporte plein de manques et sans doute plein de contradictions.
Pour peu que je parvienne à m'en souvenir ( sans aller relire) je vais essayer de faire un lien entre nos débats et cette pseudo nouvelle.
Les rebelles à l'étude et au travail sont libres de leur choix, ils disposent de leur RME, revenu minimum d'existence.
Mais il est vrai que ce revenu n'est pas une incitation au travai ; il n'est qu'un moyen d'existence, correspondant à la responsabilité qu'a la société qui a permis - ou souhaité - la naissance des humains qu'elle doit donc accueillir.
( Dans notre société, ceux qui luttent contre l'avortement au cri de " laisser les vivre", devraient crier "laisser les naître" qu'ils aient ou non le moyen de vivre
)
Cependant, rares seraient ceux qui accepteraient de se limiter à ce RME. La société est un cadre à hiérarchies multiples... et qui génère une course à la distinction à laquelle peu de personnes résistent. Surtout si une propagande, une culture, les y incitent.
Les artistes - c'est une solution à laquelle je n'avais pas pensé- pourraient proposer leurs oeuvres ou en faire spectacle contre rétributions, et toucher un revenu de " droits d'auteurs".
C'est avec le travail, l'étude, etc, un autre moyen de gagner en pouvoir d'achat.
Je ne pense pas qu'une société de loisirs soit une société de laisser aller, de repos, de relâchement.
Il suffit de voir comment ce qui peut paraître harassant à un facteur, à un pêcheur, à un montagnard ... devient un loisir prisé et coûteux. Ce pour quoi on exige un salaire peut, au contraire, suciter une dépense : le facteur est payé pour porter le courrier à bicyclette, le vacancier loue un vélo ; le pêcheur exige un salaire pour journée passée en mer, le vacancier paie le loisir de grimper sur les mats pour tendre les voiles ; etc...
Mais, au-delà du pouvoir d'achat gagné par diverses rétributions, reste à voir ce que vaut réellement la monnaie : équilibre entre désirs et possibilité de les satisfaire.( une autre utopie envisageable)
Pour jouir d'activités, il faut qu'il y ait des bases spécialisées, des animateurs... c'est du boulot à la clé, et des spécialisations à acquérir.
Pour peu que je parvienne à m'en souvenir ( sans aller relire) je vais essayer de faire un lien entre nos débats et cette pseudo nouvelle.
Les rebelles à l'étude et au travail sont libres de leur choix, ils disposent de leur RME, revenu minimum d'existence.
Mais il est vrai que ce revenu n'est pas une incitation au travai ; il n'est qu'un moyen d'existence, correspondant à la responsabilité qu'a la société qui a permis - ou souhaité - la naissance des humains qu'elle doit donc accueillir.
( Dans notre société, ceux qui luttent contre l'avortement au cri de " laisser les vivre", devraient crier "laisser les naître" qu'ils aient ou non le moyen de vivre
Cependant, rares seraient ceux qui accepteraient de se limiter à ce RME. La société est un cadre à hiérarchies multiples... et qui génère une course à la distinction à laquelle peu de personnes résistent. Surtout si une propagande, une culture, les y incitent.
Les artistes - c'est une solution à laquelle je n'avais pas pensé- pourraient proposer leurs oeuvres ou en faire spectacle contre rétributions, et toucher un revenu de " droits d'auteurs".
C'est avec le travail, l'étude, etc, un autre moyen de gagner en pouvoir d'achat.
Je ne pense pas qu'une société de loisirs soit une société de laisser aller, de repos, de relâchement.
Il suffit de voir comment ce qui peut paraître harassant à un facteur, à un pêcheur, à un montagnard ... devient un loisir prisé et coûteux. Ce pour quoi on exige un salaire peut, au contraire, suciter une dépense : le facteur est payé pour porter le courrier à bicyclette, le vacancier loue un vélo ; le pêcheur exige un salaire pour journée passée en mer, le vacancier paie le loisir de grimper sur les mats pour tendre les voiles ; etc...
Mais, au-delà du pouvoir d'achat gagné par diverses rétributions, reste à voir ce que vaut réellement la monnaie : équilibre entre désirs et possibilité de les satisfaire.( une autre utopie envisageable)
Pour jouir d'activités, il faut qu'il y ait des bases spécialisées, des animateurs... c'est du boulot à la clé, et des spécialisations à acquérir.

landord- Nombre de messages: 1367
Localisation: france- 03
Humeur: égale
Date d'inscription: 10/10/2009
Re: Le salaire universel.
Dans ce cas je veux bien vivre dans ce nouveau monde...
J'accepte de secouer ma paresse naturelle pour apprendre encore
dans ce but-là !
J'accepte de secouer ma paresse naturelle pour apprendre encore
dans ce but-là !

Poncho- Nombre de messages: 1783
Localisation: avec vous
Humeur: gaie
Date d'inscription: 29/04/2010
Re: Le salaire universel.
Poncho a écrit:Dans ce cas je veux bien vivre dans ce nouveau monde...![]()
J'accepte de secouer ma paresse naturelle pour apprendre encore
dans ce but-là !
Celui qui n'apprend plus rien chaque jour peut être considéré comme mort.
_________________
"Un cadavre, c'est le résidu-témoin de l'inconscience"
Sri Aurobindo.

grumpythedwarf- Nombre de messages: 8103
Localisation: Hic et nunc
Humeur: Cyclothymique.
Date d'inscription: 31/07/2009
Re: Le salaire universel.
Je suis bien vivante ! 

Poncho- Nombre de messages: 1783
Localisation: avec vous
Humeur: gaie
Date d'inscription: 29/04/2010
Re: Le salaire universel.
( Bravo Poncho ! Tiens le coup !)
Dans un monde fini - et nous réalisons que notre planète a ses limites - on ne peut croître indéfiniment sans risque d'épuiser ce qu'on exploite.
Il y a un élément qui n'a pas de limites : l'étude et l'enrichissement des connaissances.
Si un extra terrestre venait apprécier la terre périodiquement, que verrait-il qui soit en croissance ?
- L'évolution des espèces va dans le sans d'une complexification des systèmes nerveux permettant l'adaptation au monde. Chez l'homme, le cerveau atteint une complexité qui lui permet d'ajouter au cerveau : des ordinateurs, aux mains : des outils ... Et s'il mesurait une des évolutions de l'humanité,il y constaterait l'accroissement du volume des connaissances.
Cet axe d'évolution, vers plus de complexité, permettant une connaissance croissante et objective sur notre monde, pourrait servir d'axe au développement durable.
Les moteurs humains que sont le sexe et l'argent pourraient être conditionnés autour de cette préoccupation : plus de solidarité, plus de bien-être, plus de connaissances pour plus de lucidité.
D'où une utopie qui harmonise sexe, monnaie, travail, salaire... pour l'infini développement du savoir
Utopie, territoire où placer une base de réflexion
Dans un monde fini - et nous réalisons que notre planète a ses limites - on ne peut croître indéfiniment sans risque d'épuiser ce qu'on exploite.
Il y a un élément qui n'a pas de limites : l'étude et l'enrichissement des connaissances.
Si un extra terrestre venait apprécier la terre périodiquement, que verrait-il qui soit en croissance ?
- L'évolution des espèces va dans le sans d'une complexification des systèmes nerveux permettant l'adaptation au monde. Chez l'homme, le cerveau atteint une complexité qui lui permet d'ajouter au cerveau : des ordinateurs, aux mains : des outils ... Et s'il mesurait une des évolutions de l'humanité,il y constaterait l'accroissement du volume des connaissances.
Cet axe d'évolution, vers plus de complexité, permettant une connaissance croissante et objective sur notre monde, pourrait servir d'axe au développement durable.
Les moteurs humains que sont le sexe et l'argent pourraient être conditionnés autour de cette préoccupation : plus de solidarité, plus de bien-être, plus de connaissances pour plus de lucidité.
D'où une utopie qui harmonise sexe, monnaie, travail, salaire... pour l'infini développement du savoir
Utopie, territoire où placer une base de réflexion

landord- Nombre de messages: 1367
Localisation: france- 03
Humeur: égale
Date d'inscription: 10/10/2009
Re: Le salaire universel.
( pour tenir le coup je compte sur votre aide ! tous pour un et un pour tous ?
).

Poncho- Nombre de messages: 1783
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Humeur: gaie
Date d'inscription: 29/04/2010
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